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31.01.2008

Nos actions sont décrites en détail sur le site www.frauenfuerdenfrieden.ch en allemand et en français

Les Femmes pour la Paix soutiennent des projets en Israel-Palestine, au Maroc, en Russie et dans la région des Grands Lacs africains.

19:14 Publié dans Récentes actions des FpP Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

LES ARMES EN SUISSE, la récolte des signatures continue

Pour réunir les 100 000 signatures nécessaires à l'initiative pour une protection face à la violence des armes, il faut encore mobiliser 40 000 personnes. Les Femmes pour la Paix , membre du comité d'initiative, vous demandent de vous engager. Voir sous Archives la note datée d'octobre 2007. Merci

19:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

LUTTE CONTRE LE TERRORISME: DANGER, PENTE GLISSANTE

Strasbourg, 23.01.2008 - L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) considère que les procédures employées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies (CSNU) et l'UE pour inscrire sur liste noire des personnes et des groupes soupçonnés d'avoir des liens avec le terrorisme bafouent les droits fondamentaux individuels et sont " totalement arbitraires ". Par conséquent, les parlementaires ont demandé son réexamen " dans l'intérêt de la crédibilité de la lutte internationale contre le terrorisme ".

" L'injustice est la meilleure alliée du terrorisme. Il faut la combattre aussi ", a souligné le rapporteur Dick Marty (Suisse, ADLE), en ouvrant le débat. Son texte signale qu'il y a quelque 370 personnes dans le monde qui ont actuellement leurs avoirs gelés et qui ne peuvent voyager car elles ont été inscrites sur une liste noire par le CSNU. Une soixantaine d'entités figureraient sur une autre liste noire de l'UE. Ces sanctions peuvent être imposées " sur la base de simples soupçons ". Cette situation " est déplorable et viole les droits de l'homme et les libertés fondamentales ".

" Même les membres du comité chargé de décider l'inscription d'une personne sur liste noire ne connaissent pas tous les motifs à l'origine du dépôt de la demande d'inscription. La personne ou l'entité concernée n'est le plus souvent ni avisée de cette demande, ni entendue, ni même parfois informée de la décision prise - jusqu'à ce qu'elle tente de passer une frontière ou d'utiliser un compte bancaire. Aucune mesure ne prévoit de réexamen indépendant des décisions prises. "

Une telle procédure est " indigne " d'institutions internationales comme l'ONU et l'UE et fragilise la légitimité de " sanctions ciblées " dans la lutte contre le terrorisme, ont souligné les parlementaires. Or, les Etats qui sont contraints d'exécuter ces sanctions, risquent de violer les obligations qui leur incombent au titre de la Convention européenne des Droits de l'Homme.

18:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

24.01.2008

à Davos, les trophées de la honte

Les Femmes pour la Paix Suisse ont participé au vote

Le Public Eye épingle Areva et Glencore et félicite Hess Natur



En marge du World Economic Forum (WEF), la Déclaration de Berne et Pro Natura ont à nouveau élu les multinationales les plus irresponsables de l’année. Leurs désormais traditionnels « Public Eye Awards » négatifs sont décernés à des entreprises au comportement social et écologique particulièrement néfaste. Ces oscars de la honte vont cette année à Areva, la multinationale française du nucléaire, ainsi qu’à Glencore, le géant des matières premières basé à Zoug. Areva reçoit en outre le prix du public, décerné par les internautes sur le site web du Public Eye. L’entreprise allemande Hess Natur, active dans la distribution de textiles biologiques, a reçu le prix positif. Dans son discours d’ouverture, le conseiller national Bastien Girod a fait des propositions novatrices pour que l’Etat encourage davantage la consommation critique.



Des organisations non gouvernementales (ONG) du monde entier ont présélectionné 40 entreprises nationales et internationales pour les trois catégories des Public Eye Awards. Les deux entreprises primées négativement sont représentatives des membres du WEF et des multinationales, dont les agissements sociaux et écologiques détestables révèlent la face cachée d’une mondialisation axée sur le profit à tout prix. Le Positive Award distingue par contre une initiative particulièrement exemplaire en matière de responsabilité sociale des entreprises.
Les Femmes pour la Paix de Suisse participé au vote du public et épinglé Areva. Voici le palmarès.

Le Public Eye Global Award est décerné au groupe nucléaire étatique français Areva S.A. Au Nord du Niger, Areva extrait de l’uranium dans des conditions totalement scandaleuses. Alors que les analyses montrent une contamination de l’air, de l’eau et du sol, les mineurs ne bénéficient d’aucune information sur les risques sanitaires liés à leur travail. Almoustapha Alhacen, président de l’organisation nigérienne Aghirin’man parle dans son intervention à Davos de «décès suspects chez les travailleurs, causés probablement par la poussière radioactive et la contamination des eaux souterraines». Les déchets miniers sont aussi recyclés dans la fabrication d'ustensiles ménagers.



Glencore a gagné le Public Eye Swiss Award. Le groupe basé dans le paradis fiscal de Zoug se distingue dans ses activités par son absence de tout scrupule et par sa grande opacité. En Colombie, les mines qu’exploite Glencore sont la source de graves pollutions et de nombreux cas de maladies dans la population locale. L’entreprise, qui a le plus important chiffre d’affaires de Suisse, mène une politique extrêmement agressive envers les syndicats. Elle a été nominée par Funtraenergética, un syndicat colombien des secteurs minier et énergétique. Son juriste, Sergio Beccera, a fait état à Davos des camps d’entrainement de milices paramilitaires situés sur les terrains des mines, des violations de la liberté d’association et du dumping social permanent dont sont victimes les travailleurs chez Glencore.



Hess Natur est honorée du Public Eye Positive Award pour un projet de coton biologique au Burkina Faso, en collaboration avec Helvetas. Delphine Zoungrana, responsable de l’agriculture biologique à l’Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina, souhaite «qu’il y ait plus d’initiatives pour des salaires justes et une agriculture sans pesticides afin que tous les humains puissent vivre dans la dignité».

11:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note